Les personnages secondaires et tertiaires

Dans la grande famille des personnages de fiction, on distingue trois types de « plans » de personnages.
D’abord, les personnages principaux, qui vivent l’histoire, et qui s’offrent le plus de scènes et de dialogues. Ensuite arrivent les personnages secondaires, qui gravitent autour des précédents et font évoluer l’histoire. Ils sont moins fouillés, ont moins de présence, mais ont une certaine importance tout de même, et l’histoire serait bien différente sans eux. Enfin arrivent les personnages tertiaires. Ceux-là sont ceux que presque personne ne retient, parce qu’ils ne sont bien souvent rien par rapport aux autres. C’est le personnage qui n’est défini que par sa fonction dans la majeure partie des cas, n’a jamais d’histoire, et ne fait que passer le temps d’une scène ou d’une réplique. Bref, un figurant noyé dans la masse des personnages anonymes, qui a juste l’honneur d’aller côtoyer une minute un personnage principal ou secondaire avant de retourner à son anonymat.

Toutefois, dans le cas d’un univers partagé, les statuts peuvent changer selon les cas et les projets. Il ne tient qu’à vous de savoir si vous allez développer plus avant un personnage et, si oui, comment, alors qu’il n’apparaît que le temps d’une scène dans votre projet en cours. Dans ce cas-là, il est intéressant d’avoir commencé à établir son histoire, sa personnalité, et d’autres détails malgré son court rôle dans le texte du moment. J’ai personnellement deux cas comme ça dans l’un de mes textes en cours.
En revanche, si vous savez que votre personnage n’a aucun intérêt pour le développement de l’histoire et n’en fait pas plus que la petite scène où vous l’insérez, inutile de vous lancer dans cette entreprise.

Quand vous faites un personnage principal, la question ne se pose pas, il faut qu’il soit bien défini. Pour les autres, tout dépend de ce que vous comptez en faire. Inutile de prendre du temps et des ressources créatives pour le développement d’un personnage dont vous vous ne servirez plus après, n’est-ce pas ? 😉

Pour résumer simplement, les détails, c’est bien, mais inutile de trop en faire. Ni l’auteur ni le lecteur n’ont besoin de l’arbre généalogique complet de chaque personnage depuis les origines du monde créé, si ? ^^

Comme le dit si poétiquement George RR Martin à J.R.R Tolkien dans cet Epic Rap Battle : We don’t need the back story on every fucking tree branch ! 😛

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